Julie Jurado

Tisseuse de fil d’Ariane

Petite fille pipelette et ayant constamment la bougeotte, il fallut trouver très tôt à Julie une activité dans laquelle elle puisse partager toute cette énergie. C’est donc a partir de  l’âge de 5 ans que sa maman l’amena découvrir plusieurs activités : l’athlétisme, la gymnastique, la danse et le patinage. 

C’est assez rapidement que notre jeune trublionne se tourna naturellement vers les disciplines plus artistiques pour ne garder que la danse et le patinage dans son quotidien.

Son premier justaucorps, c’est à l’Ecole Municipale de Danse de Clermont-Ferrand que Julie va le porter, sous la direction de Josyane Bardot ( actuellement Directrice – DA Festival les Trans’Urbaines) puis avec différents autres professeurs : Armelle Cellier, Geneviève Gauthier, Lenka Grail, Céline De Almeida. Après une première année d’éveil, elle débuta par les cours de danse classique. Mais très vite Julie fit le choix de se diversifier et d’apprendre d’avantage. Elle commença donc à suivre des leçon en Jazz, discipline lui permettant plus de liberté d’expression corporel. 

C’est à l’âge de 13 ans qu’elle découvre le hip-hop à travers le Festival du Forum Hip-Hop de Clermont-Ferrand, aujourd’hui devenu le Festival des Trans’Urbaines. Lors de sa première participation à cet événement, elle participe à l’élaboration d’une pièce avec la Compagnie Aktuel Force et rencontre Karima Khelifi et Gabin Nuissier qui lui font découvrir les bases du locking, du poping et du break. 

L’année suivante c’est avec la Compagnie Ethadam qu’elle travaille tout au long de l’année et notamment avec Ibrahim Sissoko, auprès de qui elle apprend avec ardeur la technique de popping. 

En parallèle de cette découverte et de nouvelles appétences, les danses classique et jazz sont toujours au coeur de ses activités périscolaires. La danse prend maintenant presque autant de place que sa scolarité. Mais son équilibre c’est comme ça qu’elle le trouve, plus elle danse, plus il est facile de travailler et d’être efficace dans son quotidien. 

Chaque année, elle part en concours avec L’EMD que ce soit en solo ou en groupe , en classique, en jazz ou en hip-hop. Le travail de qualité dispensé par les professeurs de l’école lui permet de ramener de nombreux prix et médailles d’or de la Confédération National de Danse et du Concours International de danse Jazz.

En dehors de ces compétitions, le travail de création est très vite inculqué aux élèves désireux d’aller plus loin. Ce travail est mené tout au long de l’année, et c’est avec Celine De Almeida qu’elle apprends à puiser dans l’improvisation, pour créer son propre vocabulaire autour d’un thème, d’une musique ou d’une émotion. C’est ainsi que plusieurs créations ont vu le jours et ont été présentées sur la scène Jean Cocteau de la Maison de la Culture à Clermont-Ferrand. 

Après son Bac, Julie part étudier a Paris puis à Lyon. Durant ces années d’étude elle continue de danser en suivant des workshop et master class données par : Patrice Valero, Corine Lanselle, Angelo Monaco, Christine Hassid, Lionel Hun, Jonathan Huor, Natacha Crouzet, Ira Kodiche, DJ Smart, Anton Lachky, Thierry Verger, Carl Portal, Kriss Leyo, Guy Shomroni, Peter Mika, Zack Benitez

Après des études en droit de la santé, elle se rend compte que l’artistique est quelque chose qui ne la quittera pas et c’est donc un second master en droit et management culturel à l’Université Louis Lumière Lyon II qu’elle entreprend. En sortant de cette formation, elle collabore durant un an avec le label Caravel Prod d’Olivier Boccon-Gibod qu’elle aide à devenir Horizon Musique. Elle y est assistante chargée de projet et aide à mettre en place les tournées, l’organisation artistique et logistique des différents projets des artistes, aide pour l’administration du label et assure la gestion d’artistes en tournée. Durant cette même année, elle reprend un rôle dans la première pièce du Collectif Lignes Urbaines « Hunimal », chorégraphiée par Marion Blanchot, qui se jouera deux fois à l’amphithéâtre de l’Opéra de Lyon mais également au festival des Trans’Urbaines et sur d’autres plateaux. 

Sans vraiment s’en rendre compte, c’est ainsi qu’elle commença à placer la danse au centre de son parcours professionnel. 

En Janvier 2016 elle travaille avec Lionel Hun et la Compagnie Hybride sur le spectacle « Les Mousquetaires » créé autour du thème de la gastronomie. Elle rejoint ensuite le Black By Jack à Lyon un diner spectacle revisité alliant gastronomie et happening modernes, loin des plumes et des cancans des cabarets français.  

A partir de cela, la musique, la danse et l’artistique sont devenus son quotidien professionnel. 

Il s’en suit alors de nombreuses collaboration artistiques diverses, avec des photographes, compagnies de danse, d’arts de rue et de cirque, dans l’audiovisuel et dans l’évènementiel. Elle travaille aujourd’hui pour la compagnie AmeKÂ sur la pièce « Aux Quatre Coins D’Ici » chorégraphiée par Anne Caroline Boidin (artiste danseuse et échassière pour la compagnie Mademoiselle Pailette). Elle propose un travail corporel, de centrage et d’exploration intérieure avec The Set Croix-Rousse. 

C’est en effet au fur et à mesure des rencontres et des coups de coeurs humains et artistiques que Julie trace sa route et ne se ferme à aucunes pratiques. Aujourd’hui, elle se nourrie de l’autre et de sa sensibilité, ceci l’amenant sur des collaborations photographiques, à jouer face caméra, à travailler les arts de rue et du cirque…

C’est en Juin 2018 que la vrai rencontre avec Marlène Gobber se produit au cours d’un labo d’exploration au Pôle Chorégraphique la Diode à Clermont-Ferrand. Bien qu’elles se soient croisées et qu’elles aient échangé de nombreuses fois en se trouvant déjà beaucoup de similitudes, aucun travail commun n’avait été fait avant ce laboratoire chorégraphique. 

Une semaine d’immersion dans l’univers Pirate, et une ascension du Puy-de-Dôme (volcan de la chaîne des puys en Auvergne, région de naissance de Julie) plus tard, quelque chose était né. Ce fut pour Julie la première expérience avec LA PIRATERIE. Emprunter un chemin commun fut une évidence. C’est donc naturellement qu’elle voulu rejoindre le collectif dans ses actions et suivre Marlène dans ses envies chorégraphiques. En 2019, elle intègre le format court « AHORITA ! », chorégraphié par Marlène Gobber, dans lequel elle est interprète. 

Julie souhaite être activiste dans le domaine artistique. Pour elle, il est important de gommer les frontières des arts et des cultures, tout en portant des valeurs et en défendant des idées humanistes dans ce qu’elles ont de foi en l’humain et dans l’intérêt pour toutes formes de connaissances. 

Contact
j.juliejurado@gmail.com
Instagram
Facebook