Marlène Gobber

Danseuse, Chorégraphe & Exploratrice cosmique

Née en 1986 en Haute-Savoie, là où son grand-père a décidé d’immigrer d’Italie, Maha de son vrai nom Marlène Gobber est sensible à l’expression, et plus particulièrement la danse depuis son plus jeune âge. Elle découvre respectivement entre 1998 et 2002, le rap et le bboying. Elle ressent alors quelque chose d’unique pour la culture Hip Hop, comme le sentiment d’avoir trouvé son chemin. 
Marlène poursuit pourtant ses études et se dirige vers un parcours universitaire classique (Master en communication et en management artistique).


Une fois son diplôme obtenu, elle décide de donner plus de temps à sa passion. Elle part à New York en novembre 2010 pour aller à l’encontre de cette culture qu’elle aime tant. Sur place, elle découvre les tops rockers du South Bronx, les concerts à l’Apollo Theather, Five pointz dans le Queens, les comédies musicales, et elle suit un court stage intensif dans les écoles renommées de Broadway (Alvin Ailey, Broadway Dance Center et Steps).

A son retour, remplie d’une grande énergie, elle expérimente sa danse à travers le freestyle, les shows, les battles, les masters class avec des danseurs Hip Hop reconnus, (Djidawi, Salas, Marion Motin, David Colas, Physs, Dedson, Meech, Lilou, Yann, Mamson, Booboo, Mufasa, …) et elle découvre progressivement qu’elle peut mélanger les techniques Hip Hop et en faire une danse personnelle et intime.

Jusqu’en 2013, elle s’investit dans la création d’un groupe de danseuse exclusivement féminin avec lequel elle remporte plusieurs concours chorégraphiques comme le Hip Hop Kontest organisé par l’Espace Albert Camus et Pôle Pik, qui lui permet de danser en première partie du Festival Karavel, et aussi Dancegerous Contest et Hip Hop Talent Tour. Ce fut une véritable formation underground à la scène, avec des dates toutes différentes les unes des autres : l’Original Festival, Converse, l’Opéra de Lyon, la mairie du 8ème de Lyon, le Festival Fêtes Escales à Vénissieux, le Battle de Vaux-en-Velin, le Festival Vous les Femmes au Croiseur, …

En mai 2013, Marlène décide de partir en mission humanitaire au Mexique au sein d’un centre d’accueil pour les enfants défavorisés. Elle ressent le besoin de partir ailleurs, de  questionner sa vie en allant à l’encontre d’autres cultures et en partageant le quotidien d’enfants défavorisés. Elle propose des cours de danse et la création d’un spectacle pour les enfants. De cette mission, naît une volonté de s’engager et s’investir auprès des jeunes dans le besoin.

2014, fut une année charnière, puisque Marlène décide de quitter son travail dans la communication culturelle pour devenir danseuse professionnelle et se consacrer à sa carrière. 
Elle co-fonde le collectif d’artistes pluridisciplinaires LA PIRATERIE et devient chorégraphe et danseuse, pour lequel elle effectue son premier travail de création avec les enfants demandeurs d’asile du C.A.D.A de Saint-Genis Laval, intitulé « Les Joyeux Enfants Mélancoliques » sur le thème du regard sur l’autre. Ils réalisent une petite tournée locale, notamment au Théâtre de la Croix-Rousse dans le cadre du spectacle « Variations ».

Dans la foulée, elle initie « DON DE PASSION », des ateliers durant lesquels les artistes du collectif et de la région donnent de leur passion et leur temps aux enfants demandeurs d’asile et à leurs familles à travers des ateliers artistiques et des extraits de spectacle.

De là, LA PIRATERIE se lance dans une vraie démarche sur le terrain auprès des enfants et des jeunes.

Depuis 2012, Marlène Gobber développe de manière autodidacte des ateliers de développement artistique et personnel, des espaces de jeu où le jeune s’exprime et prend conscience de son potentiel et sa place dans l’espace public. Elle collabore avec les Pôles Territoriaux d’Education Artistique et Culturelle, la Maison de la danse (Lyon 8e), la Caravane des dix mots (Lyon 3e), l’ITEP Maria Dubost (Lyon 7e), l’ITEP de Meyzieu, le CADA de Saint-Genis Laval, Forum réfugiés de Villeurbanne, le collège Jean Mermoz (Lyon 8e), le collège Victor Grignard (Lyon 8e), les écoles maternelle et élémentaire Charles Peguy (Lyon 8e), le collège Alice Guy (Lyon 8e), Lycée Bel Air (Belleville-sur saône), Lycée René Cassin (Tarare), …

Au delà des actions culturelles, Marlène développe des initiatives solidaires comme les collectes d’hiver de denrées non périssables, d’affaires scolaires, de livres en faisant appel à la générosité des citoyens.

En parallèle, Marlène suit une formation de danseur contemporain intensive d’un an au centre de formation Désoblique à Oullins, afin de pouvoir développer un nouveau vocabulaire et enrichir sa danse. 
En 2015, elle intègre la première pièce de Nawal Lagraa (Cie LA BARAKA) « Do you Be » avec une tournée nationale 2015/2016 notamment à la Maison de la danse de Lyon, à Suresnes Cité Danse Connexion, à la salle Les Gémeaux à Sceaux, au théâtre de Toulon, au Théâtre Les Cordeliers à Annonay, aux Festivals Karavel et Kalypso et au CCN de La Rochelle.

Riche de toutes ces aventures et chargée d’une histoire à raconter, elle se lance dans l’écriture de sa première pièce « SUBVERSIF », une création engagée nourrit de toutes ses influences, son parcours de vie, son engagement et de rencontres avec des inconnus aux histoires héroïques. Elle présentera une étape de travail aux Croisements chorégraphiques du Croiseur dans le cadre de la 17ème Biennale de la danse à Lyon et à la soirée « Tendances urbaines » au Théâtre de Vénissieux en première partie de Jann Gallois Cie BurnOut, à la Bourse du Travail de Lyon, à Bourg Argental, dans le cadre du Festival Karavel en tant que jeune auteur.

Elle remporte également le tremplin chorégraphique du Festival Trans’urbaines en octobre 2017, lui donnant accès à des temps de résidences et à des présentations sur les Festivals Karavel et Trans’urbaines 2018.

Elle prend conscience de ce qu’il anime en tant que chorégraphe : créer des pièces où le propos peut être utile, servir à une cause, éveiller des consciences. Engagement se vit par la physicalité de sa danse, et ce qu’elle attend du corps. Un mélange entre puissance et sensibilité où la justesse a une place primordiale avant la technicité et où les temps de résidence deviennent un parcours initiatique et une expérience collective pour celui ou celle qui rentre dans son monde artistique.

En 2016, elle intègre la Compagnie Stylistik sur la pièce « Résistances » dans laquelle elle y trouve du sens et de la profondeur, une suite logique à ses choix artistiques.

En 2017, elle rejoint également la Compagnie Kham, en tant que danseuse interprète sur les intrusions chorégraphiques et la pièce « Contact » avec des personnes âgées, effectuée sur le territoire ardéchois.

En 2018, elle est assistante chorégraphique sur le défilé de la Biennale auprès de la Compagnie Stylistik et intervenante auprès de la Maison de la danse sur le parcours artistique du spectateur.

Fin 2018, fidèle exploratrice et sensible aux cycles de la vie, elle fait un tour du monde, 11 pays en 6 mois en sac à dos.

A son retour en 2019, elle souhaite s’inspirer de son voyage pour créer de nouvelles passerelles avec les autres, le monde, ses découvertes et ses souvenirs. Elle aspire à se challenger artistiquement sur de nouveaux projets directement liés, sa nouvelle création 2021 « BONHEUR INTÉRIEUR BRUT », pour lequel elle a déjà réalisé un Laboratoire Initiatique et Chorégraphique au CND de Lyon et « Urgence, Jeunesse, Bonheur », un projet ambitieux mêlant une dizaine de classes d’établissements scolaires du Grand Lyon de la maternelle au lycée durant lequel elle souhaiterait sensibiliser les enfants et les adolescents au bonheur et au développement personnel.

Contact
06 37 28 85 19
marlene.gobber@gmail.com
Vimeo
Polarsteps