Le collectif

Télécharger le dossier de présentation de LA PIRATERIE, c’est ici.

Début 2014. Lyon. Marlène Gobber et Olivier Atangana se réunissent autour d’un idéal romantique et éthique, porté vers l’art, l’aventure, l’envie d’améliorer le monde, d’être heureux et libres. Un terme éveille leurs utopies, PIRATE, du latin pirata, celui qui tente la fortune, qui est entreprenant. De cette volonté d’agir naît le collectif artistique LA PIRATERIE. C’est tout naturellement que Marlène s’investit à la direction artistique.

Les deux acolytes réunissent des artistes issus de divers réseaux et disciplines. Talents singuliers et sensibles, explorateurs du monde et inspirés par celui-ci, ils décident d’avancer armés des mêmes valeurs.

LA PIRATERIE se veut plurielle : danseurs hip-hop, contemporains, rappeurs, vidéastes, réalisateurs, dessinateurs, comédiens, …marchent ensemble avec pour but l’art en partage. Nous sommes une jeunesse artiste, activiste et audacieuse, sensibilisée par le devenir des générations futures souffrant ou non d’injustice et/ou d’inégalités sociales. Nous représentons l’espoir, le faire ensemble. Six identités artistiques engagées qui malgré des différences sociales et culturelles ont des désirs communs « d’ensemble » : créer en harmonie avec la richesse et complexité que chacun de nous apporte. Nous désirons prendre le temps de vivre cette expérience collective entre nous et avec les autres.

Fondé sur le principe de la sociocratie, le collectif souhaite valoriser un travail artistique ouvert où chacun des artistes peut entreprendre ses désirs de création librement tout en s’appuyant sur une mutualisation des ressources et des savoirs.

LA PIRATERIE se singularise par ce bouillon d’identités artistiques, engagées dans la production d’œuvres artistiques, d’actions et d’événements culturels et solidaires porteurs de messages universels.

La première pièce, intitulée « SUBVERSIF » (2017), est chorégraphiée par Marlène Gobber. Ce duo engagé a été présenté aux Croisements chorégraphiques du Croiseur dans le cadre de la 17ème Biennale de la danse à Lyon et à la soirée Tendances urbaines au Théâtre de Vénissieux en première partie de Jann Gallois Cie BurnOut. Il sera ensuite notamment joué à la Bourse du Travail de Lyon, Bourg Argental, La Rochelle et Saint-Étienne. Lauréat du tremplin chorégraphique du Festival Trans’urbaines en 2017, « SUBVERSIF » accède à des temps de résidences et des présentations sur les festivals Karavel à l’Amphi Lumière Lyon 2 et Trans’urbaines 2018 à l’Opéra de Clermont-Ferrand.

« AU BOUT DU FIL » (2019), chorégraphié par Maxime Vicente est la seconde création du collectif, un solo joué dans le cadre de Shake à la Rochelle et au B.O.T.Y. à Montpellier à l’automne 2019.

En 2019, Marlène crée la pièce « AHORITA !  » pour 5 danseurs, une envie de revenir à l’essentiel en tentant de se connecter à l’autre malgré les remparts.

En 2021, elle se lance dans une nouvelle création d’envergure Bonheur Intérieur Brut, durant laquelle elle invite six danseurs à vivre une expérience initiatique et artistique.

LA PIRATERIE revendique des valeurs humanistes, solidaires et éthiques. Elle croit fortement en la transmission de valeurs de vie par la passion et développe un plan d’action à destination des jeunes sur le terrain. Elle s’engage depuis 2014 auprès des jeunes hébergés dans des Centres d’Accueil de Demandeurs d’Asile et des Centres de transit par le biais de stages solidaires (« DON DE PASSION » – depuis 2014), de collectes solidaires pour venir en aide aux demandeurs d’asile sans logement, de créations artistiques amateurs (« Les Joyeux Enfants Mélancoliques », 2014), de rencontres avec les artistes et également en participant à l’organisation d’événements de soutien aux associations comme Réseau Éducation Sans Frontières (Soirée Coup de Main au RESF, 2015). LA PIRATERIE s’engage également auprès de jeunes déscolarisés avec des ateliers hebdomadaires danse et théâtre à l’Institut thérapeutique éducatif et pédagogique Maria Dubost (2015 à 2018) et Meyzieu (depuis 2019).

Marlène Gobber intègre la Maison de la danse en tant qu’intervenante danseuse et chorégraphe dans le cadre du Parcours artistique du spectateur. Elle réalise ainsi depuis 2018 des ateliers avec les maternelles, les écoles, les collèges et lycées du Rhône, et plus particulièrement sur le territoire du 8ème arrondissement. Elle a notamment travaillé sur les pièces de Kader Attou, Denis Plassard et Wang Ramirez. Elle développe une pédagogie propre qui lui donne envie d’initier son propre projet de médiation culturelle intitulé « Urgence, Jeunesse, Bonheur ».

Dans cette logique d’immersion, LA PIRATERIE souhaite déplacer la culture sur les lieux de vies des jeunes dans le besoin, une manière investie de leur faire découvrir l’art et de faire de ces lieux un espace d’expression et de joie dans lesquels ils pourront construire leurs singularités et leurs citoyennetés. Depuis 2013, le collectif développe des initiatives artistiques et éducatives à l’étranger. En 2013 et 2018, des ateliers danse et théâtre ont été menés auprès de jeunes enfants défavorisés au Centre Comamos y Crezcamos con Allegria, à Puebla, Mexique.